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Frais de notaire et droits d'enregistrement : combien coûte un achat immobilier au Cameroun

Au prix du bien s'ajoutent droits d'enregistrement, mutation, notaire et titre foncier. Poste par poste, avec un exemple chiffré pour budgéter sans mauvaise surprise.

Rédaction Njikam Publié le 3 min de lecture

Le prix affiché d'un terrain ou d'une maison n'est jamais le coût réel de l'achat. Entre les droits d'enregistrement, les frais de mutation, les honoraires du notaire et, selon les cas, la transformation de l'acte en titre foncier, la facture finale peut dépasser largement ce que prévoient les acheteurs. Voici les postes à budgéter, avec un exemple chiffré.

À lire avant les chiffres : les taux ci-dessous proviennent d'une fiche technique de la Direction générale des impôts (DGI), des informations publiées par le MINDCAF et de la presse économique de 2026. Ils changent avec les lois de finances et dépendent de la nature du bien et de l'opération. Demandez toujours au notaire un décompte écrit avant de signer.

Les frais à prévoir, poste par poste

PosteMontant indicatifÀ qui est-il versé ?
Droits d'enregistrement de l'acte de vente La fiche de la DGI indique un droit proportionnel de 15 %, 10 %, 5 %, 2 % ou 1 % selon la nature de la mutation. La presse économique cite des droits pouvant atteindre 10 % de la valeur déclarée. Administration fiscale
Frais de mutation (inscription du nouveau propriétaire) 2 % du prix d'achat pour une vente, selon la presse (juillet 2026) Services fonciers
Honoraires du notaire Environ 5 % du prix de vente en moyenne, selon la presse. Le tarif officiel des actes notariés est fixé par le décret n° 95/038 du 24 février 1995. Notaire
Transformation d'un acte en titre foncier (si le bien n'est pas encore titré) 1 % de la valeur de l'immeuble, calculée sur la base des tarifs des terrains domaniaux de la localité Services fonciers
Ouverture du dossier et redevance foncière 3 000 FCFA d'ouverture de dossier ; redevance de 5 FCFA/m² en zone urbaine (minimum 5 000 FCFA) ou 1 FCFA/m² en zone rurale (minimum 3 000 FCFA), selon le MINDCAF MINDCAF
Bornage Variable selon la superficie. La presse indique que l'État prévoyait en 2026 de réduire ce coût de moitié. Géomètre agréé

Exemple chiffré : un terrain titré à 10 000 000 FCFA

Hypothèses : frais de mutation de 2 %, honoraires du notaire d'environ 5 %, et un droit d'enregistrement qui varie selon le taux applicable à votre cas.

Taux de droit d'enregistrementEnregistrementMutation (2 %)Notaire (≈ 5 %)Total des fraisEn % du prix
1 %100 000200 000500 000800 000 FCFA8 %
5 %500 000200 000500 0001 200 000 FCFA12 %
10 %1 000 000200 000500 0001 700 000 FCFA17 %
15 %1 500 000200 000500 0002 200 000 FCFA22 %

Retenez la fourchette : selon le taux d'enregistrement qui s'applique, prévoyez de l'ordre de 8 % à 22 % du prix en plus du prix d'achat, avant les éventuels frais de titre foncier et de bornage. Le notaire vous donnera le taux exact.

Qui paie quoi ?

La répartition n'est pas toujours la même d'une transaction à l'autre. Certaines publications présentent les frais de mutation comme étant à la charge du vendeur, tandis que la pratique courante les met souvent sur le compte de l'acheteur. Le plus sûr est de le faire écrire dans l'avant-contrat : quel poste est supporté par qui, avec le montant estimé.

Côté vendeur, d'autres impôts peuvent s'ajouter, comme l'impôt sur la plus-value de cession immobilière dont le taux affiché par la DGI est de 5 % (voir notre article sur les impôts de l'immobilier).

Les étapes d'une vente d'immeuble titré

  1. Vérifications préalables : titre, vendeur, limites du terrain (voir les 12 vérifications).
  2. Avant-contrat et acompte, de préférence via le notaire.
  3. Acte de vente notarié et enregistrement aux impôts.
  4. Dossier de mutation : le notaire adresse au conservateur foncier un dossier comprenant notamment le plan de l'immeuble visé par le service du cadastre et la copie du titre foncier initial.
  5. Inscription au livre foncier et établissement du titre au nom de l'acquéreur, ce qui rend le droit opposable aux tiers.

Réduire la facture sans prendre de risque

  • Demandez un décompte détaillé au notaire avant de signer, poste par poste.
  • Négociez la répartition des frais avec le vendeur, dès l'offre.
  • Comparez les devis de bornage entre géomètres agréés.
  • Ne sous-déclarez pas le prix. Déclarer un prix inférieur au prix réel pour payer moins de droits expose à un redressement fiscal et fragilise votre titre le jour où vous revendrez.

Cet article donne des informations générales à jour au 3 octobre 2026. Les taxes, tarifs et procédures évoluent avec les lois de finances et les textes réglementaires : il ne remplace pas l'avis d'un notaire, d'un avocat ou du centre des impôts. Vérifiez toujours les montants avant de signer.

Questions fréquentes

Combien faut-il prévoir en plus du prix d'achat ?
À titre indicatif, de l'ordre de 8 % à 22 % du prix selon le taux d'enregistrement applicable, auxquels peuvent s'ajouter les frais de titre foncier et de bornage. Le notaire établit le décompte exact.
Le notaire est-il obligatoire pour acheter ?
Pour la vente d'un immeuble immatriculé, c'est le notaire qui établit l'acte de vente et adresse le dossier de mutation au conservateur foncier. Passer par lui est aussi la meilleure protection contre les doubles ventes.
Le taux d'enregistrement est-il le même pour tous les biens ?
Non. La fiche de la DGI liste plusieurs taux (de 1 % à 15 %) et des droits fixes selon la nature de l'acte. Le taux qui s'applique à votre bien est déterminé par le Code général des impôts et appliqué par le notaire.
Peut-on payer le notaire en plusieurs fois ?
Cela se négocie avec l'étude. Demandez que l'échéancier soit écrit, et ne remettez jamais d'espèces sans reçu.

Sources et références (consultées le 3 octobre 2026)

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